L’Union belge de football : une firme monopolistique ? (1946-1980)

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Pour relancer l’intérêt des joueurs, on introduisit aussi les pronostics par points : plutôt que de chercher à atteindre la perfection des 12 bons résultats, il s’agissait de récolter le plus de points possibles, sachant qu’un match nul bien pronostiqué rapportait trois points, une victoire à l’extérieur deux points, une victoire à domicile un point. 13 Les grands quotidiens francophones et néerlandophones, de même que les journaux sportifs, dont Les Sports ou SportWereld, proposaient aussi leurs pronostics et leurs formules, parfois dans une rubrique dédiée, dans l’espoir d’augmenter et de fidéliser leur lectorat.

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Envisagés dans une perspective philanthropique, ces paris sportifs devaient être tolérés et non surtaxés, d’autant plus que, la même année, le gouvernement avait amputé le budget de la santé publique de 30 à 40 % : 22 En revanche, pour les communistes, il convenait de ne pas encourager les sociétés à but lucratif. Mais la presse représentait surtout le principal vecteur de publicité pour les différentes sociétés de paris, dont le discours tournait autour de trois thèmes principaux : D’abord, les firmes rappelaient qu’une partie des recettes était reversée à des œuvres de bienfaisance, ce qui leur permettait d’affirmer que le pari sportif était aussi un geste caritatif. En témoigne de manière éloquente le slogan de Prior : « Un pronostic Prior = Une bonne action. Car son œuvre bénéficiaire est la Ligue nationale contre le cancer » [20]. Ensuite, les firmes faisaient valoir leurs résultats : elles vantaient le montant des recettes brutes, soulignaient la part consacrée aux gains des vainqueurs et fournissaient des listes de gagnants en guise de preuve.

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La firme bruxelloise Sporta prétendait par exemple qu’elle distribuait 80 % des mises collectées. Il s’agissait ainsi d’asseoir la réputation de la firme, tout en valorisant ses succès commerciaux et donc sa capacité à verser des prix importants. C’est dans ce domaine que le secteur connut ses plus grandes dérives, avec une tendance marquée au barnum, c’est-à-dire aux campagnes mensongères : on exagérait le montant des recettes enregistrées et des sommes distribuées ; on diffusait des listes fictives de gagnants ; on promettait des gains illusoires. Au reste, les engagements non tenus pouvaient conduire les organisateurs de paris devant les tribunaux : ainsi, au cours de la saison 1937-1938, les recours en justice se multiplièrent, notamment à Anvers et Bruxelles. Enfin, les entreprises soulignaient l’immense disproportion entre la faiblesse des mises et l’importance des prix, dans l’intention transparente de cibler les catégories modestes et populaires de la population belge. Ainsi La Gazette d’Anvers se proclama-t-elle « le roi du pronostic populaire », en insistant sur sa politique tarifaire particulièrement avantageuse : 5 colonnes – au lieu d’une – pour 1 franc belge ; 32 colonnes pour 5 ; 72 colonnes pour 10 [21]. Quant à la firme écossaise W.S.

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Finalement, le comité exécutif de l’Union belge de football, représenté par son président Oscar Van Keersbeeck, qui était membre du parti libéral, obtint d’être reçu par des responsables libéraux, parmi lesquels le Premier ministre et le Ministre des transports, Hendrik Marck, et la mesure fut abrogée. 19 Le nouveau projet de loi du gouvernement Spaak consistait donc à taxer les mises sur le football à hauteur de 15 %, sans aucune possibilité de ristourne aux sociétés de paris, qu’elles fussent à vocation commerciale ou caritative, ce qui revenait à fiscaliser plus lourdement le football que les courses de chevaux [32]. Tous les grands courants de la vie politiques belge s’emparèrent de la discussion législative pour élargir le débat et prendre position sur les paris sportifs. 20 Les communistes, représentés à la Chambre par Alice Degeer-Adère, s’exprimèrent contre le projet d’augmentation. Selon elle, cette nouvelle législation pénaliserait les sociétés de pronostics à but non lucratif, ainsi que les associations caritatives qui leur étaient associées. Murphy, elle baptisa l’un de ses jeux L’Argent pour rien. 15 Qui dit marché des paris sportifs, dit en effet consommateurs de paris sportifs. En Grande-Bretagne comme en Suède, si les classes populaires étaient les premières concernées par le phénomène, toutes les couches de la société fournissaient néanmoins des parieurs. De même que, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer de prime abord, on trouvait une minorité irréductible de femmes parmi les adeptes [22]. Pour la Belgique, on ne dispose malheureusement pas d’étude sociologique des parieurs, mais plusieurs indicateurs nous permettent de dégager des tendances similaires aux deux pays considérés, à la fois sur le plan social et sur le plan du genre.

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Ainsi, en 1925, les dirigeants de l’Union belge de football rappelèrent à des responsables politiques que les championnats, et donc les matches de football qui faisaient l’objet des pronostics, étaient surtout suivis par les classes ouvrières [23]. Les listes de vainqueurs et les reportages consacrés aux gagnants fournissent également des éléments concordants : les quatre premiers concours organisés par la Ligue contre le cancer en 1936 récompensèrent 407 gagnants, dont 24 femmes, soit environ 6 % [24], et parmi les lauréats on remarque la présence d’un instituteur et d’un chef de service [25] ; quant au concours du 28 janvier 1939 organisé par la firme d’Édimbourg, W.S.

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Murphy, il comptait 3 femmes parmi ses 11 vainqueurs [26]. Les sources parlementaires multiplient aussi les références aux origines sociales des pronostiqueurs : ainsi, en 1938, le député catholique Marcel Philippart rappela, lors d’un débat portant sur l’augmentation des taxes sur les paris sportifs, que les sociétés de pronostics drainaient « l’argent [dans] toutes les classes de la société, mais principalement dans la classe ouvrière et la petite bourgeoisie » et il ajouta que cela concernait « l’un et l’autre sexe » [27]. Enfin et surtout, une étude de 1951 du Centre belge pour l’étude de l’opinion publique et des marchés démontra que les ouvriers et les commerçants avaient une meilleure opinion des paris sur les matches de football que les employés et les professions libérales [28]. À l’occasion, ces consommateurs s’organisaient en clubs pour mutualiser leurs mises, et même en syndicat pour défendre leurs intérêts : une Union belge des amateurs de concours vit le jour, vraisemblablement en 1937, appuyé de son organe officiel, Le Vainqueur/De Winnaar, qui concurrençait les autres journaux et publications spécialisées. 16 Par ailleurs, il ne faut pas oublier, parmi les acteurs du marché des paris sportifs, de faire un sort aux dépositaires, qui bet paris sportif ligue europa étaient les intermédiaires indispensables entre les sociétés de paris et les joueurs.

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À partir de 1931, ils perçurent une commission sur chaque bulletin vendu. Il s’agissait le plus souvent de libraires ou de cafetiers, qui ajoutaient cette activité à leur métier ordinaire, mais on trouvait aussi de véritables professionnels, dont la boutique se consacrait exclusivement à la collecte des paris. En 1938, on en totalisait près de 5 000 dans la seule agglomération bruxelloise [29]. 17 L’émergence de ce marché original et dérégulé s’expliquait par l’absence d’intervention de l’État. Les paris mutuels sur les courses de chevaux ayant été autorisés [30], les gouvernements successifs ne pouvaient guère se permettre de mener une politique restrictive à l’égard des seuls paris sportifs dans le football. Murphy, il comptait 3 femmes parmi ses 11 vainqueurs [26]. Les sources parlementaires multiplient aussi les références aux origines sociales des pronostiqueurs : ainsi, en 1938, le député catholique Marcel Philippart rappela, lors d’un débat portant sur l’augmentation des taxes sur les paris sportifs, que les sociétés de pronostics drainaient « l’argent [dans] toutes les classes de la société, mais principalement dans la classe ouvrière et la petite bourgeoisie » et il ajouta que cela concernait « l’un et l’autre sexe » [27].

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Enfin, les entreprises soulignaient l’immense disproportion entre la faiblesse des mises et l’importance des prix, dans l’intention transparente de cibler les catégories modestes et populaires de la population belge. Ainsi La Gazette d’Anvers se proclama-t-elle « le roi du pronostic populaire », en insistant sur sa politique tarifaire particulièrement avantageuse : 5 colonnes – au lieu d’une – pour 1 franc belge ; 32 colonnes pour 5 ; 72 colonnes pour 10 [21]. Quant à la firme écossaise W.S. Murphy, elle baptisa l’un de ses jeux L’Argent pour rien. 15 Qui dit marché des paris sportifs, dit en effet consommateurs de paris sportifs.

3. Betclic

En Grande-Bretagne comme en Suède, si les classes populaires étaient les premières concernées par le phénomène, toutes les couches de la société fournissaient néanmoins des parieurs. De même que, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer de prime abord, on trouvait une minorité irréductible de femmes parmi les adeptes [22]. Pour la Belgique, on ne dispose malheureusement pas d’étude sociologique des parieurs, mais plusieurs indicateurs nous permettent de dégager des tendances similaires aux deux pays considérés, à la fois sur le plan social et sur le plan du genre. Ainsi, en 1925, les dirigeants de l’Union belge de football rappelèrent à des responsables politiques que les championnats, et donc les matches de football qui faisaient l’objet des pronostics, étaient surtout suivis par les classes ouvrières [23]. Les listes de vainqueurs et les reportages consacrés aux gagnants fournissent également des éléments concordants : les quatre premiers concours organisés par la Ligue contre le cancer en 1936 récompensèrent 407 gagnants, dont 24 femmes, soit environ 6 % [24], et parmi les lauréats on remarque la présence d’un instituteur et d’un chef de service [25] ; quant au concours du 28 janvier 1939 organisé par la firme d’Édimbourg, W.S. Enfin et surtout, une étude de 1951 du Centre belge pour l’étude de l’opinion publique et des marchés démontra que les ouvriers et les commerçants avaient une meilleure opinion des paris sur les matches de football que les employés et les professions libérales [28].

Comment fonctionnent les paris sportifs foot ?

Plus important encore, ils ne pouvaient oublier l’intérêt fiscal représenté par ce secteur d’activité, puisque les mises collectées par les sociétés spécialisées supportaient une taxe de 4 %, à laquelle fut ajouté, en mars 1932, un additionnel – terme désignant, dans le vocabulaire fiscal belge, un prélèvement supplémentaire – fixé à 0,4 %. L’enjeu financier et politique des paris sportifs s’affirma avec une acuité particulière lorsque de graves difficultés budgétaires se firent jour : ayant été confrontée à une série de chocs monétaires et financiers au cours du second semestre 1937, la Belgique envisagea, en 1938, d’accroître la taxation sur les paris sportifs. La mesure était d’autant plus séduisante que, si jusqu’au milieu des années 1930, les sociétés de pronostics belges avaient connu des difficultés en raison de la crise et de la déflation, à partir de cette date, l’amélioration de la conjoncture et la dévaluation de la monnaie avaient très nettement réorienté leurs recettes à la hausse – la société du Tilleur en est une parfaite illustration (graphique 1). En 1938, on estimait à près de 100 millions de francs belges le montant des sommes misées sur les matches de football. Le premier gouvernement tripartite dirigé par le socialiste Paul-Henri Spaak proposa donc une nouvelle loi portant la taxe de 4,4 à 15 %.

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18 À la vérité, ce n’était pas la première fois qu’un gouvernement manifestait son intention de taxer plus lourdement les revenus générés par le ballon rond. Il faut dire que, dans le domaine des loisirs, le produit de la fiscalité avait beaucoup mieux résisté dans le secteur du football que dans les autres : malgré la crise de 1929, les taxes sur les spectacles sportifs – pour l’essentiel les rencontres de football – avaient continué de croître de façon continue – si l’on excepte un recul en 1931 –, tandis que celles sur les cinémas et les dancings avaient connu une chute ininterrompue, qui dura au moins jusqu’en 1933 [31]. Aussi, en 1937, un arrêté royal avait remis en cause une loi de 1920 qui permettait à l’Union belge de football, en tant qu’organisme reconnu d’utilité publique, de récupérer les deux tiers de la taxe qu’elle versait au fisc au titre des spectacles sportifs. Derrière cette décision, il fallait voir l’influence des socialistes Henri De Man et Joseph Wauters, qui, dans le gouvernement tripartite du libéral Paul-Émile Janson, occupaient respectivement les portefeuilles des finances et de la santé publique – ce dernier était alors le ministère de tutelle de l’URBSFA. Les caciques de la fédération de football protestèrent contre cette mesure, affirmant notamment qu’un arrêté royal ne pouvait remettre en cause une loi, mais rien n’y fit : les deux ministres socialistes refusèrent de les recevoir et campèrent sur leur position. À l’occasion, ces consommateurs s’organisaient en clubs pour mutualiser leurs mises, et même en syndicat pour défendre leurs intérêts : une Union belge des amateurs de concours vit le jour, vraisemblablement en 1937, appuyé de son organe officiel, Le Vainqueur/De Winnaar, qui concurrençait les autres journaux et publications spécialisées.

  • Établir un budget mensuel dédié aux paris
  • Ne jamais chercher à rattraper ses pertes
  • Faire des pauses régulières dans les paris
  • Utiliser les outils de limite de dépôt et de temps de jeu
  • Reconnaître les signes de jeu problématique
  • Contacter une aide en cas de besoin

16 Par ailleurs, il ne faut pas oublier, parmi les acteurs du marché des paris sportifs, de faire un sort aux dépositaires, qui bet paris sportif ligue europa étaient les intermédiaires indispensables entre les sociétés de paris et les joueurs. À partir de 1931, ils perçurent une commission sur chaque bulletin vendu. Il s’agissait le plus souvent de libraires ou de cafetiers, qui ajoutaient cette activité à leur métier ordinaire, mais on trouvait aussi de véritables professionnels, dont la boutique se consacrait exclusivement à la collecte des paris. En 1938, on en totalisait près de 5 000 dans la seule agglomération bruxelloise [29].

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Pour relancer l’intérêt des joueurs, on introduisit aussi les pronostics par points : plutôt que de chercher à atteindre la perfection des 12 bons résultats, il s’agissait de récolter le plus de points possibles, sachant qu’un match nul bien pronostiqué rapportait trois points, une victoire à l’extérieur deux points, une victoire à domicile un point. 13 Les grands quotidiens francophones et néerlandophones, de même que les journaux sportifs, dont Les Sports ou SportWereld, proposaient aussi leurs pronostics et leurs formules, parfois dans une rubrique dédiée, dans l’espoir d’augmenter et de fidéliser leur lectorat. Mais la presse représentait surtout le principal vecteur de publicité pour les différentes sociétés de paris, dont le discours tournait autour de trois thèmes principaux : D’abord, les firmes rappelaient qu’une partie des recettes était reversée à des œuvres de bienfaisance, ce qui leur permettait d’affirmer que le pari sportif était aussi un geste caritatif. En témoigne de manière éloquente le slogan de Prior : « Un pronostic Prior = Une bonne action. Car son œuvre bénéficiaire est la Ligue nationale contre le cancer » [20].

📅 Jeudi 18 juin 2026

Ensuite, les firmes faisaient valoir leurs résultats : elles vantaient le montant des recettes brutes, soulignaient la part consacrée aux gains des vainqueurs et fournissaient des listes de gagnants en guise de preuve. La firme bruxelloise Sporta prétendait par exemple qu’elle distribuait 80 % des mises collectées. Il s’agissait ainsi d’asseoir la réputation de la firme, tout en valorisant ses succès commerciaux et donc sa capacité à verser des prix importants. C’est dans ce domaine que le secteur connut ses plus grandes dérives, avec une tendance marquée au barnum, c’est-à-dire aux campagnes mensongères : on exagérait le montant des recettes enregistrées et des sommes distribuées ; on diffusait des listes fictives de gagnants ; on promettait des gains illusoires. Au reste, les engagements non tenus pouvaient conduire les organisateurs de paris devant les tribunaux : ainsi, au cours de la saison 1937-1938, les recours en justice se multiplièrent, notamment à Anvers et Bruxelles. 17 L’émergence de ce marché original et dérégulé s’expliquait par l’absence d’intervention de l’État. Les paris mutuels sur les courses de chevaux ayant été autorisés [30], les gouvernements successifs ne pouvaient guère se permettre de mener une politique restrictive à l’égard des seuls paris sportifs dans le football. Plus important encore, ils ne pouvaient oublier l’intérêt fiscal représenté par ce secteur d’activité, puisque les mises collectées par les sociétés spécialisées supportaient une taxe de 4 %, à laquelle fut ajouté, en mars 1932, un additionnel – terme désignant, dans le vocabulaire fiscal belge, un prélèvement supplémentaire – fixé à 0,4 %. L’enjeu financier et politique des paris sportifs s’affirma avec une acuité particulière lorsque de graves difficultés budgétaires se firent jour : ayant été confrontée à une série de chocs monétaires et financiers au cours du second semestre 1937, la Belgique envisagea, en 1938, d’accroître la taxation sur les paris sportifs. La mesure était d’autant plus séduisante que, si jusqu’au milieu des années 1930, les sociétés de pronostics belges avaient connu des difficultés en raison de la crise et de la déflation, à partir de cette date, l’amélioration de la conjoncture et la dévaluation de la monnaie avaient très nettement réorienté leurs recettes à la hausse – la société du Tilleur en est une parfaite illustration (graphique 1).

Risque Description Bonne pratique pour l'éviter
Surenchère (Chasing losses) Augmenter les mises pour rattraper des pertes. Fixer une unité de mise fixe (ex: 2% de la bankroll).
Pari émotionnel Parier sur son équipe favorite sans analyse. Analyser objectivement, éviter les paris sur son club.
Trop de sélections en combiné Ajouter des paris "pour augmenter la cote". Limiter les combinés à 3-4 sélections maximum.
Négliger la valeur (value) Choisir une cote faible car l'issue semble "certaine". Ne parier que si la cote est supérieure à la probabilité estimée.
Absence de suivi Ne pas noter ses paris et performances. Tenir un journal détaillé pour analyser ses forces/faiblesses.

En 1938, on estimait à près de 100 millions de francs belges le montant des sommes misées sur les matches de football.

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Le premier gouvernement tripartite dirigé par le socialiste Paul-Henri Spaak proposa donc une nouvelle loi portant la taxe de 4,4 à 15 %. 18 À la vérité, ce n’était pas la première fois qu’un gouvernement manifestait son intention de taxer plus lourdement les revenus générés par le ballon rond. Il faut dire que, dans le domaine des loisirs, le produit de la fiscalité avait beaucoup mieux résisté dans le secteur du football que dans les autres : malgré la crise de 1929, les taxes sur les spectacles sportifs – pour l’essentiel les rencontres de football – avaient continué de croître de façon continue – si l’on excepte un recul en 1931 –, tandis que celles sur les cinémas et les dancings avaient connu une chute ininterrompue, qui dura au moins jusqu’en 1933 [31]. Aussi, en 1937, un arrêté royal avait remis en cause une loi de 1920 qui permettait à l’Union belge de football, en tant qu’organisme reconnu d’utilité publique, de récupérer les deux tiers de la taxe qu’elle versait au fisc au titre des spectacles sportifs.

Match Sélection Cote
Paris SG - OM Victoire PSG & Plus de 1.5 buts 1.55
Lyon - Lille Les deux équipes marquent (Oui) 1.70
Monaco - Rennes Victoire Monaco ou Nul 1.40
Nice - Lens Moins de 3.5 buts 1.25
Marseille - Brest Victoire Marseille 1.65

Derrière cette décision, il fallait voir l’influence des socialistes Henri De Man et Joseph Wauters, qui, dans le gouvernement tripartite du libéral Paul-Émile Janson, occupaient respectivement les portefeuilles des finances et de la santé publique – ce dernier était alors le ministère de tutelle de l’URBSFA. Les caciques de la fédération de football protestèrent contre cette mesure, affirmant notamment qu’un arrêté royal ne pouvait remettre en cause une loi, mais rien n’y fit : les deux ministres socialistes refusèrent de les recevoir et campèrent sur leur position. Finalement, le comité exécutif de l’Union belge de football, représenté par son président Oscar Van Keersbeeck, qui était membre du parti libéral, obtint d’être reçu par des responsables libéraux, parmi lesquels le Premier ministre et le Ministre des transports, Hendrik Marck, et la mesure fut abrogée. 19 Le nouveau projet de loi du gouvernement Spaak consistait donc à taxer les mises sur le football à hauteur de 15 %, sans aucune possibilité de ristourne aux sociétés de paris, qu’elles fussent à vocation commerciale ou caritative, ce qui revenait à fiscaliser plus lourdement le football que les courses de chevaux [32]. Tous les grands courants de la vie politiques belge s’emparèrent de la discussion législative pour élargir le débat et prendre position sur les paris sportifs. 20 Les communistes, représentés à la Chambre par Alice Degeer-Adère, s’exprimèrent contre le projet d’augmentation.

  • Diversifier les types de paris : 1N2, score exact, buteur
  • Éviter de parier sur ses émotions ou son équipe préférée
  • Fixer une limite de mise par jour
  • Tenir un journal de paris pour analyser les performances

Selon elle, cette nouvelle législation pénaliserait les sociétés de pronostics à but non lucratif, ainsi que les associations caritatives qui leur étaient associées. Envisagés dans une perspective philanthropique, ces paris sportifs devaient être tolérés et non surtaxés, d’autant plus que, la même année, le gouvernement avait amputé le budget de la santé publique de 30 à 40 % : 22 En revanche, pour les communistes, il convenait de ne pas encourager les sociétés à but lucratif.

Herausgeber

Verein Permakultur-Landwirtschaft und Hochschule für Agrar-, Forst- und Lebensmittelwissenschaften HAFL

Postadresse:
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Redaktion

Kompetenzplattform Permakultur-Landwirtschaft
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Zweck

Der Verein Permakultur-Landwirtschaft verfolgt gemeinnützige Ziele. Der Verein widmet sich in uneigennütziger Weise der Förderung der Permakultur in der Landwirtschaft. Sein ideeller Charakter wurde in der Verfügung des kantonalen Steueramts Zürich 17/10066 vom 10.02.2017 durch Steuerbefreiung anerkannt.

Die Kompetenzplattform dient generell als Ansprech- und Koordinationsstelle in der Schnittstelle zwischen wissenschaftlicher Forschung, Beratung und Umsetzung von Permakultur-Massnahmen auf Landwirtschaftsbetrieben.

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